Conflit Iran-Israël : ce que l’on sait sur les évènements de la nuit après les explosions à Ispahan

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Téhéran a fait état de trois explosions près d’une base militaire. Une agence iranienne a pourtant indiqué qu’il n’y avait «aucune information faisant état d’une attaque de l’étranger». Pour l’heure, l’armée israélienne n’a pas commenté officiellement.

Plusieurs explosions ont été rapportées tôt ce vendredi 19 avril dans le centre de l’Iran, de hauts responsables américains faisant état d’une attaque israélienne en représailles aux tirs de drones et de missiles sans précédent contre Israël le week-end dernier. L’agence iranienne Tasnim a pourtant indiqué simultanément, en citant des «sources bien informées», qu’il n’y avait «aucune information faisant état d’une attaque de l’étranger».

Que s’est-il passé ?

Téhéran a fait état de trois explosions près d’une base militaire à Qahjavarestan, localité située entre Ispahan et son aéroport, dans le centre du pays, selon l’agence officielle Fars. Des drones ont été abattus mais il n’y a pas eu d’attaque par missiles «jusqu’à présent», ont indiqué les autorités iraniennes.

Les installations nucléaires basées dans la région d’Ispahan sont «totalement en sécurité», a précisé l’agence Tasnim. D’après des responsables américains à CNN, la cible des frappes n’était pas nucléaire. Selon l’agence Fars, un radar militaire était toutefois une cible possible. Ghahjaworstan, où une explosion a été entendue, est «la huitième base de chasse de l’armée de l’air», a rapporté FARS.

Quels sont les dégâts ?

L’Iran a activé sa défense aérienne dans plusieurs provinces mais «aucun dégât ou explosion à grande échelle n’a été signalé», a indiqué l’agence officielle Irna, en se basant sur les informations rapportées par ses journalistes. Les installations nucléaires basées dans la région d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, sont «totalement en sécurité», a depuis indiqué l’agence iranienne Tasnim. «Les informations publiées dans certains médias étrangers à propos d’un incident dans ces installations sont incorrectes», a ajouté l’agence en citant des «sources de confiance».

Les liaisons aériennes ont repris vendredi en début de matinée dans les deux aéroports de Téhéran après avoir été suspendues, selon l’agence officielle Irna. Les avions pouvaient de nouveau atterrir et décoller des aéroports Imam Khomeini et Mehrabad, a précisé Irna, en indiquant qu’un vol en provenance de Rome, qui avait été détourné sur Ankara, était attendu à Téhéran.

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Dans quel contexte ?

Ces nouveaux développements interviennent alors qu’Israël avait menacé de répondre à l’attaque contre son territoire le week-end dernier lancée par Téhéran après à une frappe meurtrière imputée à Israël contre son consulat à Damas, en Syrie. Israël a dit avoir intercepté avec ses alliés la quasi-totalité des quelque 350 drones et missiles lancés par l’Iran, et affirmé que l’attaque iranienne ne resterait pas «impunie».

Il s’agissait de la première attaque directe jamais menée par l’Iran contre son ennemi juré. Le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian avait dit que l’Iran ferait «regretter» à Israël toute attaque contre son territoire. Mais en attaquant Israël, l’Iran a dit avoir agi en «légitime défense» après l’attaque qui a détruit son consulat à Damas le 1er avril et coûté la vie à sept de ses militaires dont deux hauts gradés. Téhéran a accusé Israël qui n’a ni confirmé ni démenti. «Les actions de légitime défense et contre-mesures de l’Iran sont terminées, donc le régime terroriste israélien doit arrêter tout nouvel aventurisme militaire contre nos intérêts», a dit Hossein Amir-Abdollahian lors d’une réunion sur la situation au Moyen-Orient.

Que disent les Iraniens ?

Si Téhéran a fait état de trois explosions, résultant de l’interception de drones, l’agence iranienne Tasnim a indiqué simultanément, en citant des «sources bien informées», qu’il n’y avait «aucune information faisant état d’une attaque de l’étranger», après des explosions entendues dans le pays. «Contrairement aux rumeurs et aux affirmations faites par les médias israéliens», il «n’y a aucune information faisant état d’une attaque de l’étranger contre la ville centrale d’Ispahan ou toute autre partie du pays», a indiqué l’agence, alors qu’aucun dirigeant iranien n’a publiquement commenté ces explosions.

Que disent les Israéliens ?

L’armée israélienne a indiqué à l’AFP ne pas avoir de commentaire «pour le moment» au sujet de ces explosions rapportées tôt vendredi. Les militaires ont indiqué que les sirènes d’alarme avaient retenti dans le nord d’Israël, théâtre d’échanges de tirs ces derniers mois entre l’armée israélienne et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.

Que disent les Américains ?

Selon des responsables américains cités par plusieurs télévisions américaines dont la chaîne ABC News, ces explosions sont liées à une attaque israélienne contre l’Iran en représailles aux frappes iraniennes contre Israël le week-end dernier. Washington a été prévenu jeudi de l’attaque israélienne sur l’Iran mais n’a ni approuvé l’opération ni joué aucun rôle dans son exécution, ont déclaré des responsables cités par les chaînes américaines NBC et CNN.

Que dit la communauté internationale ?

La position de la France, c’est la désescalade et la retenue au Proche Orient, a rappelé vendredi le ministre français délégué à l’Europe, Jean-Noël Barrot, sur Sud Radio. «La position de la France, c’est d’appeler tous les partenaires de la région à la désescalade et à la retenue», a-t-il déclaré. «Il est sans doute un peu tôt pour que je puisse vous faire des commentaires sur ce qui s’est passé cette nuit», a-t-il ajouté, précisant que le président de la République Emmanuel Macron s’exprimerait «en temps utile».

Le bureau du premier ministre britannique Rishi Sunak a déclaré à la BBC qu’Israël avait «le droit de se défendre». «Nous avons insisté auprès des Israéliens sur le fait que ce qui compte, maintenant, c’est la désescalade», ont-ils ajouté.

Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, qui préside à Capri une réunion de ses homologues du G7, a appelé vendredi à une «désescalade». «Nous invitons tous à la prudence et à éviter l’escalade. Le G7 veut une désescalade absolue dans une région en proie à une grave tension», a déclaré le ministre italien sur la télévision publique RAI.

Oman , pays du Golfe qui a longtemps joué les médiateurs entre Téhéran et les Occidentaux, a condamné vendredi «l’attaque israélienne» en Iran.

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