La Justice française coupe les ailes de Bachar al-Assad et son parrain Ben Salmane : Un mandat d’arrêt international – Tunisie

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Bachar al-Assad est peut-être redevenu “prophète chez lui“, par la volonté du véritable maître des lieux, le président russe Vladimir Poutine ; il est peut-être en plein retour en grâce par la volonté du vrai leader du monde arabe, le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane. Mais pour une réhabilitation dans cet Occident où le président syrien et son épouse  avaient leurs habitudes c’est définitivement mort. En effet la Justice française a mis un coup d’arrêt aux rêves du “Boucher de Damas” en émettant hier mardi 14 novembre un mandat d’arrêt international…

Il est accusé de complicité de crimes contre l’humanité pour les attaques chimiques lancées en été 2013 en Syrie, ont fait savoir ce mercredi 15 novembre des plaignants. Une source judiciaire a  fait état de l’émission de quatre mandats d’arrêt pour complicité de crimes contre l’humanité et pour complicité de crimes de guerre pour ces assauts au gaz sarin, qui avaient causé plus de 1000 morts le 21 août 2013 dans la Ghouta orientale, d’après les renseignements américains.

Rappelons que le président français de l’époque, François Hollande et son homologue américain Barack Obama avaient fait de l’utilisation d’armes chimiques une ligne rouge et s’étaient engagés à frapper le cas échéant. Le gaz a bel et bien été largué mais quand Hollande a téléphoné à Obama pour qu’ils mobilisent leurs armées l’Américain s’était dégonflé au motif que le Congrès s’opposerait à une action militaire en Syrie.

Par ailleurs ces mandats ciblent le terrible frère de Bachar al-Assad, Maher, patron de la Quatrième division, une unité d’élite de l’armée syrienne ; deux généraux, Ghassan Abbas, chef de la branche 450 du CERS et Bassam al-Hassan, officier de liaison et directeur de la Sécurité, sont aussi visés par la Justice française.

A noter que des juges d’instruction du pôle crimes contre l’humanité du Tribunal judiciaire de Paris investiguent depuis avril 2021 sur ces attaques chimiques automatiquement attribuées au régime de Bachar al-Assad. L’enquête avait été déclenchée suite à une plainte avec constitution de partie civile de la part du Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression (SCM), Open Society Justice Initiative (OSJI) et Syrian Archive.

Ces enquêtes, diligentées au nom de la «compétence extraterritoriale» de la Justice française, visent aussi les attaques perpétrées dans la nuit du 4 au 5 août à Adra et Douma (450 blessés).

«Cette décision constitue un précédent judiciaire historique. C’est une nouvelle victoire pour les victimes, leurs familles et les survivants, ainsi qu’un pas vers la justice et une paix durable en Syrie», a commenté dans un communiqué Mazen Darwish, fondateur et directeur général du SCM. Il a ajouté que la plainte était étayée par des «témoignages de première main venant de nombreuses victimes», d’une «analyse approfondie de la chaîne de commandement militaire syrienne» ainsi que «de centaines de documents, parmi lesquels des photos et vidéos».

A souligner que le régime syrien ploie sous les procédures judiciaires mises en branle en Europe, notamment en Allemagne. En France le premier procès de cadres du régime syrien est programmé du 21 au 24 mai à Paris. Trois hauts responsables proches d’al-Assad seront jugés pour complicité de crimes contre l’humanité et délit de guerre, pour le décès de deux Franco-Syriens, Mazzen Dabbagh et son fils Patrick, incarcérés en 2013.

Ce n’est pas terminé, une autre procédure, en lien avec un bombardement à Deraa en 2017, est sur orbite. Des mandats d’arrêt ont été lancés en octobre contre quatre ex-chefs de l’armée syrienne…

Enfin rappelons que le conflit syrien, qui a débuté en 2011, a causé plus d’un demi-million de morts et fracturé durablement le pays, avec des groupes islamistes qui continuent de frapper et des rebelles qui contrôlent encore des pans du territoire.




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