La direction des prisons répond aux accusations concernant l’interdiction de visite et le traitement des prisonniers

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La direction des prisons rpond aux accusations concernant linterdiction de visite et le traitement des prisonniers

Le porte-parole du de la direction générale des prisons et de la rééducation, Ramzi Kouki, a présenté, vendredi 10 novembre 2023, des éclaircissements à propos de certaines accusations.

Au micro de Borhen Bssaies, dans « l’émission impossible » diffusée sur IFM, M. Kouki a affirmé que ces accusations font partie des allégations propagées par certains détenus et dont les établissements pénitenciers ont pris l’habitude comme les malaises, le traitement inadéquat de certains prisonniers, l’interdiction de visite ou la grève de la faim. Et de marteler qu’il s’agit de ragots et de campagnes méthodiques contre le ministère de la Justice et la direction générale des prisons et de la rééducation, qui ont augmenté avec la dernière évasion de terroristes.

Il a aussi souligné que l’une des priorités sur laquelle la direction des prisons œuvre est l’amélioration des conditions de détention de tous les prisonniers, et non pas de certains en particulier. Tous sont sur le même pied d’égalité.

S’agissant de l’interdiction de visite des enfants de la présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi, il a soutenu que le problème était la forme de la visite.

Ainsi, il a tenu à définir le concept de visite normale et de visite spéciale. Selon lui, la visite normale se fait via un téléphone ou à travers une vitre. Elle est le droit de tout prisonnier, à moins qu’il y ait des interdictions judiciaires et réglementaires.

La visite spéciale, par contre, se fait sans barrière entre le prisonnier et ses visiteurs. Il s’agit d’une visite en direct dans une salle spéciale à l’intérieur de l’établissement pénitencier. Elle est une visite exceptionnelle et doit répondre à des conditions et des mesures spéciales et nombreuses.

Concernant Mme Moussi, il a précisé que le juge d’instruction a permis ce genre de visite à trois reprises, mais en imposant à la direction des prisons le respect des procédures légales à cet effet.

La permission du juge en ce qui concerne ce genre de visite doit être nominative et spécifier le lien de parenté et la date de la visite, le tout avec le respect de certaines conditions sécuritaires, procédurales, logistiques et humaines. Il a affirmé dans ce cadre qu’Abir Moussi a bénéficié de cette visite le mardi 24 octobre, elle a pu rencontrer sa fille et son mari. Le mardi 31 octobre, lors des vérifications, un document n’a pas été présenté, un extrait de naissance prouvant le lien de parenté ; Donc, la visite n’a pas eu lieu.

Le 7 novembre, la visite concernait les deux filles, or le père les accompagnait alors qu’il n’était pas concerné par cette visite (pas plus de deux visiteurs par visite). Pendant le temps de vérification, on a demandé au père d’aller déposer la nourriture à l’autre portail mais il s’est mis en colère et tous sont partis. Entre temps, les vérifications ont été faites, et ils ont été informés qu’ils pouvaient effectuer la visite, mais ils ont refusé.

Concernant Taoufik Mkacher, il a refusé d’effectuer une opération chirurgicale dans un premier temps. Puis, il a accepté dans un second temps, mais il voulait la faire dans un établissement public en particulier, ce qui est contraire aux lois. Malgré cela, il a bénéficié de soins réguliers, et cela depuis qu’il est entré en prison. L’opération sera faite dans l’établissement désigné par le médecin, toujours le porte-parole du de la direction générale des prisons et de la rééducation, Ramzi Kouki.

En outre, le porte-parole a démenti le fait que le traitement des prisonniers a changé après l’évasion, comme relaté par des familles de prisonniers et des avocats.

Rappelons que le 7 novembre 2023, Nafaâ Laribi, avocat et membre du comité de défense de la présidente du Parti Destourien Libre (PDL), avait affirmé que les filles d’Abir Moussi ont été privées de visiter directement leur mère. Un deuxième refus en l’espace d’une semaine, alors que les deux filles avaient obtenu une autorisation de la part du juge d’instruction.

I.N.

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